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Vivre

Je veux vivre en liberté
Je veux être capable seul de me débrouiller
Je veux ne jamais rien devoir à personne
Pour ne pas entendre de reproches qui résonnent
Je veux vivre selon mes sentiments
Je veux pouvoir les rendre encore plus important
Et quelles qu'en soient les conséquences
Allez, au diable les apparences

Je veux vivre comme j'en ai envie
Suivre les chemins que j'ai choisi

Je veux vivre sans jamais me sentir obligé
Je veux toujours être en accord avec ce que je fais
Je veux revendiquer mes différences
Sans dire que c'est bien mais juste ce que je pense

Je veux vivre comme j'en ai envie
Suivre les chemins que j'ai choisi
Loin des jugements, loin des «on dit»
Je veux être le seul maître de ma vie

Je veux vivre loin de votre système
De ses règles hypocrites qui engendrent la haine
Je veux pouvoir dire adieu à l'ambition
Je ne veux plus me mettre en compétition

Je veux vivre comme j'en ai envie
Suivre les chemins que j'ai choisi
Loin des jugements, loin des «on dit»
Je veux être le seul maître de ma vie

© 2010 Jean Claude Montoya
Texte sous licence creative commons
Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France

Marie Jeanne

Ce soir j'ai le choix mais c'est elle que j'ai choisi
C'est elle qui donnera du piquant à ma nuit
Elle est fine , elle est longue, elle est bien roulée
Je sais ce n'est qu'une blonde mais je vais l'arranger

Ma langue glisse maintenant le long de son dos
C'est pour mieux mettre à nue la blondeur de sa peau
Je la couche sans la brusquer sur un drap parfumé
Là même où bientôt, moi, je vais l'enfermer

Whisky musique douce et lumière tamisée
Tout est fin prêt pour passer une bonne soirée
Tout seul avec elle en toute intimité
Je bientôt pouvoir commencer à rêver

Je la fait tourner entre mes doigts experts
Plus question maintenant de boire un dernier verre
Mes mains carressent lentement les courbes de son corps
Soulignant les moindres détails de ses formes

Whisky musique douce et lumière tamisée
Tout est fin prêt pour passer une bonne soirée
Tout seul avec elle en toute intimité
Je bientôt pouvoir commencer à rêver

Je la porte à ma bouche et sans attendre elle s'enflamme
Et brule avec elle tous mes états d'âme
Comme je me sens bien quand je suis dans ses bras
Que seule la mort, je crois, nous séparera

© 2010 Jean Claude Montoya
Texte sous licence creative commons
Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France

Le Sens de la Vie

Je me perdais dans les profondeurs de mon esprit
Dans ma quête pour comprendre le sens de la vie
On ne devrait pas chercher ce qu'on ne peut pas trouver
On risque trop de se perdre à remuer ses pensées

Parce que le sens de la vie, il n'existe pas, il est juste ce que que toi tu en feras
J'ai mis longtemps pour le comprendre, mais la vie c'est souvent ce que l'on ose prétendre

On devrait pouvoir passer à autre chose
Savoir tourner la page quand l'histoire est close
A trop vouloir affronter ses craintes
On peut faire de sa vie juste une longue plainte

Parce que le sens de la vie, il n'existe pas, il est juste ce que que toi tu en feras
J'ai mis longtemps pour le comprendre, mais la vie c'est souvent ce que l'on ose prétendre

Il y a tellement de choses qui nous entourent
Qui valent la peine, qui valent le détour
Qu'il suffirait juste des fois d'ouvrir les yeux
Pour se rendre compte à quel point on pourrait être heureux

On a la chance de pouvoir donner un sens sa vie
Quand on sait vraiment ce qui nous fait envie
Oser faire tout ce qu'on aimerai faire
Mais sans perdre de l'idée qu'il faut d'abord se plaire

Parce que le sens de la vie, il n'existe pas, il est juste ce que que toi tu en feras
J'ai mis longtemps pour le comprendre, mais la vie c'est souvent ce que l'on ose prétendre

© 2010 Jean Claude Montoya
Texte sous licence creative commons
Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France

Monsieur M

Il est arrivé parmi nous un peu par hasard
Des mains acérées dans un joli costard
Quelques belles phrases bourrées d'ambition
Et des sourires de rigueur qui en disaient long

Monsieur aime engager la discussion
Monsieur aime connaître votre opinion
Monsieur aime la communication
Monsieur M, c'est le nouveau patron

Il est descendu voir le peuple pour le séduire
Petite claque sur l'épaule et petit sourire
Tout le monde ne mangera pas alors faites bien attention
De pas vous retrouver dans le camp qui dit non

Monsieur aime faire pleins de réunions
Monsieur aime les gens plein d'ambition
Monsieur aime entendre qu'il a raison
Monsieur M, c'est le nouveau patron

Il avait promis beaucoup de changements
Et ça a commencé par ses appartements
Faut savoir investir pour une bonne moisson
Pour prendre ses marques ou pour nous prendre pour des cons
Alors il va nous expliquer comment il faut faire
Pour sortir de cette crise, de cet enfer
Mais bien sur, il y aura des efforts à faire
Mot d'ordre cet année restriction budgétaire

Solo

Il fait pousser des portes en guise d'ouverture
Ça annonce que l'hiver cette année sera dur
Il dit qu'il nous prépare à tous un bel avenir
Et rappelle aux anciens qu'il faut penser à partir

Monsieur aime faire voter ses augmentations
Monsieur aime sa voiture de fonction
Monsieur aime l'image du berger et de ses moutons
Monsieur M, c'est le nouveau patron
Mais monsieur M, c'est surtout un p'tit con

© 2010 Jean Claude Montoya
Texte sous licence creative commons
Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France

La Culture du Blé

on voudrait nous faire croire que l'industrie du disque
serait mise en péril à coups de quelques clics
ces pauvres milliardaires qu'on voit se lamenter
dans des émissions intello, le soir, à la télé
besoin de s'expliquer, de se la jouer dramatique
parler du mal qui sévit le long des lignes téléphoniques
la mort de notre culture laissée à l'abandon
par les grands producteurs, propriétaires de la moisson

c'est la culture du blé, la culture du blé
culture universal, chanteur céréalier
la culture du blé, la culture du blé
de l'art pour les cochons, juste faire du blé avec du son

fini l'eldorado du temps passé à se gaver
quand explosaient chaque année les ventes de cd
le temps du pain blanc est maintenant révolu
mais y a pas vraiment de quoi s'apitoyer non plus

c'est la culture du blé, la culture du blé
culture universal, chanteur céréalier
la culture du blé, la culture du blé
de l'art pour les cochons, juste faire du blé avec du son

Mais si nos greniers sont vidés par le téléchargement
Comment pourront nous mener jusqu'au firmament
Ces jeunes pousses qu'on ne pourra plus planter
Ces artistes en herbe génétiquement modifiés

c'est la culture du blé, la culture du blé
culture universal, chanteur céréalier
la culture du blé, la culture du blé
de l'art pour les cochons, juste faire du blé avec du son

produire et reproduire toujours la même variété
celle qui se vendra le mieux, une fois sur le marché
c'est vous qui aujourd'hui étouffez la culture
par vos pratiques qui puent le blé et l'ordure

c'est la culture du blé, la culture du blé
culture universal, chanteur céréalier
la culture du blé, la culture du blé
de l'art pour les cochons, juste faire du blé avec du son
la culture du blé, la culture du blé
culture universal, chanteur céréalier
la culture du blé, la culture du blé
de l'art pour les cochons, juste faire du blé avec du son

© 2010 Jean Claude Montoya
Texte sous licence creative commons
Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France

Le Sang des Miens

Je suis tout seul dans ma maison - A me poser trop de questions
Je pense à ça toute la journée – Et je n'arrette pas de pleurer
On a retrouvé mon enfant – assassinée par un dément
Dites moi pourquoi il a fait ça - Dites moi pourquoi, je ne comprends pas

Je n'ai que faire de votre justice – Elle ne condamne pas ce genre de vice
Je vengerai le sang des miens- Faire de la prison ça ne me fait rien

C'était si facile de lui voler sa vie – Si facile maintenant d'invoquer la folie
Que c'est à moi qu'il appartient de punir – Je ne vivrai que pour l'empêcher de nuire
Et rien au monde ne pourra m'arrêter – Ni vos lois, ni même votre moralité

Je n'ai que faire de votre justice – Elle ne condamne pas ce genre de vice
Je vengerai le sang des miens- Faire de la prison ça ne me fait rien

Surtout qu'on ne me dise «allez, ne fait pas ça,
tu sais de toute façon que ça ne te la rendra pas»
C'était mon sang, mon enfant
Et elle est morte maintenant...Maintenant

Je veux me retrouver seul face à lui – Avec ma haine et ma folie
Je veux le voir tout regretter – Je veux le voir me supplier
Je veux qu'il sente les doigts de la mort – se resserrer autour de son corps
Et puis je ferai ce que j'ai à faire – je l'expédierai droit en enfer

Je n'ai que faire de votre justice – Elle ne condamne pas ce genre de vice
Je vengerai le sang des miens- Faire de la prison ça ne me fait rien

© 2010 Jean Claude Montoya
Texte sous licence creative commons
Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France

La Tempête

Sentir la pression de la vie soudain sur ses épaules
Cette obligation de vieillir pour devenir un homme
Regarder le temps passer sans pouvoir l'interrompre
Sans plus rien trouver même pour le corrompre

C'est comme le sable qui glisse entre tes doigts
Tu sens ta vie t'échapper à grands coups de pourquoi
Tu largues les amarres tu t'enfuis vers le passé
Tu espères que la tempête, elle restera à quai

Alors tu t'inventes des étoiles à suivre dans la tourmente
Des envies et des histoires que toi même tu enfantes
Pour ne pas devenir fou tu dois tout débarquer
Au prix de te mentir pour mieux t'en persuader

C'est comme le sable qui glisse entre tes doigts
Tu sens ta vie t'échapper à grands coups de pourquoi
Tu largues les amarres tu t'enfuis vers le passé
Tu espères que la tempête, elle restera à quai

Et puis un jour la tempête s'en est allée
Plus de vent de folie de pensées dispersées
Le calme est peu à peu revenu à mon bord
Avec son cortège de regrets et de remords

Maintenant je suis tout seul dans mon appartement
Toujours à chercher le pourquoi du comment
Quand je regarde les dégâts autour de moi
Je me demande si j'aurais le temps de réparer tout ça

C'est comme le sable qui glisse entre tes doigts
Tu sens ta vie t'échapper à grands coups de pourquoi
Tu largues les amarres tu t'enfuis vers le passé
Tu espères que la tempête, elle restera à quai

© 2010 Jean Claude Montoya
Texte sous licence creative commons
Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France

Mourir en Paix

Je suis allongé sur mon lit de mourant
Je suis las de tout et j'attends
Que dame Mort veuille bien me libérer
Et qu'on me laisse partir en paix
Je suis encore vivant sous mes yeux éteints
A attendre qu'on m'emmene enfin
Vers tous ceux que le temps a emporté
Tous ceux que le temps m'a enlevé

Exhaussez ma dernière volonté
Allez je vous en prie, laissez moi mourir en paix

Je devrais être mort depuis longtemps
Mais la loi en décide autrement
Sans bien vouloir se préoccuper
Si rien n'était fait contre mon gré
Et si tous vos progrès, aussi grands qu'ils soient
N'y peuvent plus rien dans mon cas
Alors ne contredisez plus la nature
Il y a trop longtemps que ça dure

Exhaussez ma dernière volonté
Allez je vous en prie, laissez moi mourir en paix

Je ne suis même plus un esprit
Je ne suis qu'une âme perdue dans l'oubli
Sans espoir de voir la fin du tunnel
Si personne ne vient à mon aide
Moi je veux bien qu'on me pleure mais pas qu'on me plaigne
Je crois qu'il est l'heure que ma vie s'éteigne
Alors je vous demande un peu de pitié
Allez laissez moi mourir en paix

Puisque vous voyez que je suis au terme de ma vie
Et puisque c'est votre dieu qui me rappelle à lui
Alors fini

Je suis allongé sur mon lit de mourant
Je suis las de tout et j'attends
Que dame Mort veuille bien me libérer
Et qu'on me laisse partir en paix
Je suis encore vivant sous mes yeux éteints
A attendre qu'on m'emmène enfin
Vers tous ceux que le temps a emporté
Vers tous ceux que le temps m'a enlevé

Exhaussez ma dernière volonté
Exhaussez ma dernière volonté
Exhaussez ma dernière volonté ...
Allez je vous en prie, laissez moi mourir en paix

© 2010 Jean Claude Montoya
Texte sous licence creative commons
Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France

Halloween Blues

Ce matin je me suis réveillé, j'étais encore habillé
Ma bouteille était vide et ma tête aussi, oh putain quelle soirée
Seuls Jack et Marie Jeanne étaient invités pour tenter de noyer
Les abysses de mes pensées, de mon esprit torturé

Je n'ai plus de souvenirs de ce qui c'est passé
Que des images par ci par là, mais rien de concret
Des histoires de vampires et d'enfants ensorcelés
Qui frappaient à ma porte une fois la nuit tombée

C'était une de ces soirées où l'on coupe le téléphone
Juste envie de décrocher, d'histoires sans paroles
De Blues dans la peau et d'alcool dans le sang
Quand on ne peut plus dire un mot quand transpirent les sentiments

Je n'ai plus de souvenirs de ce qui c'est passé
Que des images par ci par là, mais rien de concret
Des histoires de vampires et d'enfants ensorcelés
Qui frappaient à ma porte une fois la nuit tombée

Comme c'est étrange parfois qu'il devienne nécessaire
De boire jusqu'à plus soif, à s'en rouler par terre
Pour diluer dans l'alcool les larmes de sa peine
Tirer quelques bouffées histoire de relâcher les rênes
Abandonner le temps présent, juste pour quelque temps
Que les cieux redeviennent avec moi plus clément
Pour revenir quand tout ira mieux
Et quand auront séchés mes yeux

Encore beaucoup de ces soirées, seul dans mon appartement
Des bouteilles à entamer, c'est tout ce qui m'attend
Tellement de choses à oublier, de choses à digérer
Que mes doigts ne sont pas prêts de s'arrêter
De jouer avec du papier

© 2010 Jean Claude Montoya
Texte sous licence creative commons
Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France

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